Tortos down !

Written by Ammon. Posted in News

Et voici la soccer team des Phoenix, ivre de sa victoire contre la team des Trolls, qui s’apprête à affronter la turtle team aidée par les bad bat ramasseuses de balles.

Après quelques massages savamment pratiqués par l’équipe du pink paradise (ah non…là j’étais en train de rêver)….

Après un fabuleux banquet offert par notre mg (ah non…là c’est plus du rêve mais du délire)…

Après rien du tout en fait (eh oui, les Phoenix, c’est un sacerdoce), notre équipe, encore toute courbaturée, arriva la tête haute, le torse bombé, l’adrénaline au taquet, prête à infliger une sévère défaite, voir une raclée monumentale à ces tortues crétines.

21h30 et c’est le coup d’envoi. Les Phoenix prennent le jeu à leur compte dans les premières secondes de la partie. Nous sentons le goal tituber sous nos attaques incessantes. Après quelques dizaines de secondes, l’organisation défensive composée des 3 tortues tournicotteuseuses, a mis à mal nos attaquants, enchainant tacle sur tacle. Le terrain et les conditions sismiques ne favorisaient pas notre technicité quasi brésilienne. Pire que la pluie, la neige ou la grêle, des stalactiques empêchaient la mise en place de notre jeu et les bad bat ramasseuses de balles ralentissaient considérablement nos attaques. Nous comptions sur des exploits personnels, à la fois défensif avec Tio Go Silva et Roquechetau nos libéros prêts à tout pour ralentir les tortues et offensif avec nos buteurs attitrés Erbimovic et Tesquisix.

A la mi-temps, le score était sans appel : Tortos 3- Phoenix 0.

Hormis Liverpool en 2005 face à Milan qui a défrayé tous les pronostics, nous nous acheminions vers une sévère défaite. A la mi-temps, le collectif s’est remobilisé, chacun y a été de son analyse personnelle et de ses suggestions pour fluidifier le jeu.

Nous revînmes sur le terrain avec d’autres intentions. En effet, ce n’est pas le discours énergique de notre mg qui aurait changé les choses (à moins qu’il se mettre enfin à la musculation et que sa voix opère une mue éclaire à la Schwarzeneger), mais ses menaces de baisser le montant des réparations de guilde. Déjà qu’avec 150po sur Azeroth, t’as plus rien, alors en baissant…

Il faut savoir que notre mg est un digne descendant de Guy Roux…à la fin des raids, il ramasse les flacons vides pour les remplir pour le prochain raid. Bref, nous n’allons pas faire un débat syndical sur nos conditions de raid (réparations majoritairement à nos frais, banque de guilde souvent incomplète pour satisfaire tous nos joueurs, horaires de raids étendus de 10minutes ce qui indigne nos représentants syndicaux,…). Vous l’aurez compris…Alcatraz, c’est le club med à côté des Phoenix.

Après cette légère digression visant à réaffirmer nos revendications sociales, revenons à ce match haut en intensité. Nos milieux de terrain, Akhenaton (oui je sais c’est un rappeur, mais passionné de foot…), Dédé Deschamps, Samuel Elo, Erbimovic effectuaient un marquage individuel sur les tortues pendant que Tio Go Silva, Khalström, Roquecheteau, Rudi Fenec Voller, Van Den Vaart, Pol Le Guen repoussaient les huées des spectateurs et ramasseurs de balles en furie, tels une horde de chauve-souris enragées (soit dit en passant un grand philosophe contemporain a dit que nous avions une chance sur un million de nous faire mordre par une chauve-souris enragée…nous pouvons lui dire qu’en terme de statistiques il s’est allègrement planté).
N’oublions pas le soutien inconditionnel de notre staff médical qui a eu fort à faire pour remettre d’applomb nos joueurs. Sous la houlette du Mexicain aggroteur (acteur de film x sud-américain, cousin de Rocco Siffredi, nous avons tous reconnu Rammon Sarefroidi, le sondeur de tous les orifices), Mel (notre urgentiste 24/24 7/7 capable de réanimer tout corps éteint…appelez le serveur vocal pour un diagnostic poussé), Tesquisix (le vendeur de rêves au heal, celui qui nous a fait comprendre que le shaman était une vraie classe de heal et que la fuite en respé drood n’est jamais la solution) et enfin, celui sans qui rien ne serait pareil (où le repas du midi ne serait pas à H 12 heures de Greenwich Zulu, et le diner à H 19, où Colmar ne serait pas situé dans l’Est de la France), Pimousse (la mascotte officielle des 17 des Phoenix).

Et là, le suspens insoutenable…

Non ce n’est pas encore la fin du match…mais que devient notre triplette Sergio Leone, alias, le bon, la brute et le truand.

La brute, elle déménageait, alors hormis son soutien moral, nous n’avons pas pu trop compter sur lui.

Le bon…il a confirmé qu’il était bon…mais que c’était aussi une brute…paix aux âmes des chauves-souris.

Le truand…il a confirmé que c’était bien un truand…mais qu’il pouvait être bon également, en aidant notre staff médical.

Si le bon peut être une brute et que le truand peut être bon, nous nous acheminons vers une fin à la reservoir dogs.

Au contraire, il n’en a rien été et à la place d’un suicide collectif, ce fut un revirement de situation complet.
Début de la seconde mi-temps, après 1 min de jeu, aidé par tous ses coéquipiers, Tesquisix réduisait le score d’un tir plein centre d’une puissance inouïe entre les jambes de Tortos, qui resta quelques secondes hébété. Une minute plus tard, après un superbe mouvement collectif, Tesquisix se retrouva seul démarqué au point de penalty et son tire d’une précision d’orfèvre laissa Tortos cloué au sol. La maîtrise technique et la possession de tortues étaient du côté des Phoenix et c’est très logiquement qu’une minute plus tard, Tesquisix égalisait.

Un nouveau match commençait. La hardiesse des Phoenix était à son apogée et il ne fallut pas plus de deux minutes supplémentaires pour qu’une occasion soit donnée à Tesquisix de marquer sur penalty (suite à une grosse faute de Tortos dans la surface de réparation). Tesquisix voulut tirer du pied gauche et manqua le cadre. La déception ne fut que très passagère et nous partîmes dans des prolongations. Tesquisix, loin de se démonter, trouvait à nouveau le cadre à plusieurs reprises et notre solidité défensive ne laissait pas la moindre opportunité à l’adversaire.

Cette rencontre a laissé des traces et a obligé nos joueurs à donner le meilleur d’eux-mêmes. Nous avons montré que nous savions hisser notre niveau de jeu. Les prochaines rencontres s’avèrent d’ores et déjà passionnantes.